Zoom sur la prochaine génération de femmes photographes

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Originaires du Brésil, d’Éthiopie, de France, d’Inde, de Malaisie et des États-Unis, six jeunes photographes discutent de leur travail, expliquent comment percer dans le milieu et parlent de ce qui les inspire.

À l’heure actuelle, plus de femmes que d’hommes suivent des études de photographie. Pourtant, les femmes photographes restent mystérieusement absentes des premières pages et des listes de récompenses, et sont également absentes des panels et des fonctions de direction. Souhaitant aider à rectifier ce déséquilibre, j’ai parlé à six femmes originaires de cinq continents pour mettre en valeur leur travail remarquable. Ces jeunes femmes, qui ont toutes moins de 25 ans, sont en train de changer le visage de la photographie, portrait après portrait.

Vitória Leona, 19 ans, Brésil (@vitorialeonaph)

Vitória Leona, jeune photographe de 19 ans, est née à Belém, une ville du Brésil située à l’embouchure du fleuve Amazone. Elle veut offrir aux gens l’opportunité de se voir au travers d’une perspective moins critique. La plupart des photographes plus âgés bénéficiant d’une plus grande reconnaissance dans sa ville sont des hommes. Mais Vitória considère qu’elle fait partie de la « nouvelle génération » de jeunes professionnels qui montrent la ville sous un nouveau jour.

Tsion Haileselassie, 25 ans, Éthiopie (@zionhaileselassie)

Au travers de l’utilisation de la perspective et de la symétrie, les photographies de Tsion célèbrent les habitants de sa ville, Addis-Abeba. « Les formes et la symétrie ajoutent une perspective unique à mes images », explique-t-elle. Sa série préférée s’appelle « Couleurs du Merkato ». Cette série est inspirée de ce que Tsion voit dans le Merkato, le plus grand marché à ciel ouvert de toute l’Afrique. Tsion aime le Merkato et son « esthétique rude mais belle ».

Marie Bouhiron, 20 ans, France (@bhrnphotographie)

La spontanéité est la meilleure alliée de la photographie selon cette jeune femme de 20 ans, originaire des Yvelines en France. « Quand je prends des photos, on pourrait croire que j’immortalise des soirées entre amis », dit-elle. Marie s’efforce de créer un équilibre entre le modèle, le décor et les vêtements, créant une harmonie ou un contraste entre ces trois éléments. Elle décrit son style comme simple mais facilement reconnaissable : « Les gens me disent souvent que quand ils regardent leur fil d’actualités, ils reconnaissent mes portraits sans même regarder le nom »

Shubhangi Agrawal, 18 ans, Inde (@prism_dimension)

« Chaque photo reflète une histoire et une ambiance différentes », explique Shubhangi Agrawal, 18 ans, à propos de sa photographie. Pour parvenir à ce résultat, elle garde son appareil-photo à portée de main à chaque instant, tout en restant optimiste et en s’adaptant aux situations. Shubhangi vit actuellement à Raipur et trouve que la photographie l’aide à se connecter à son pays et à ses racines. L’adolescente interpelle les futures femmes photographes : « Je suis l’une de vous. Si je peux le faire, pourquoi ne le pourriez-vous pas ? »

Chelsey Law, 19 ans, Malaisie (@chelseylaw_)

La série de photos préférée de Chelsey Law, « Diversité malaisienne », dépeint trois de ses amies les plus proches à Kuala Lumpur, toutes issues d’éthnicités différentes. La jeune femme de 19 ans pense que la diversité est l’une des plus belles choses de son pays. Elle conseille à d’autres jeunes femmes photographes de s’améliorer continuellement : « Vous êtes en compétition avec vous-mêmes, vous devez juste vous améliorer sans cesse, quel que soit l’ampleur des progrès. »

Chloe Taddie, 17 ans, États-Unis (@paloozoid)

Dans une petite ville du Nord-Est de l’Ohio aux États-Unis, Chloe Taddie, 17 ans, fait des hivers froids et des étés humides de superbes toiles de fond pour ses portraits. Elle considère son style comme étant d’humeur changeante, nostalgique et une source d’inspiration. La jeune photographe admet qu’il lui arrive de douter d’elle-même : « C’est parfois un peu intimidant et il arrive que je ne sois pas prise au sérieux mais je me rappelle que quoi qu’il arrive, c’est ce que j’aime faire et ça me donne la motivation dont j’ai besoin. »

This article is available in Arabic, English and Spanish.


 

About the author

Omolara Uthman is a Malala Fund editorial intern and student at Johns Hopkins University. She loves reading, writing and food photography.