La première skieuse olympique de Madagascar prend le sport aux altitudes nouvelles

(Gracieuseté d’AFP La Croix)

(Gracieuseté d’AFP La Croix)

D'Antananarivo aux 2018 Jeux olympiques, Mialitiana Clerc, 17 ans, est entrée dans l’histoire sur les pistes.

Peu après Mialitiana “Mia” Clerc appris à marcher et parler, son père plaçait la première paire de skis sur elle. « Je ne savais pas comment m'arrêter alors j’allais droit et j’avais peur tout le temps, » elle raconte de son soi à trois ans. Mais, Mia a maîtrisé les bases rapidement — et sa carrière du ski a décollé de là. À 9 ans, elle a commencé à piloter à façon compétitive. À 16 ans, elle est devenue la première athlète féminine qui représente l’île de Madagascar aux Jeux olympiques d’hiver.

Née en Antananarivo, Madagascar, Mia a été adopté comme un bébé par Stéphane Clerc et Sylvie Regat, un couple de France. Mia a grandi en skient dans les Alpes françaises sur la conduite de son père, Stéphane, qui est maintenant son chef entraîneur. Après avoir rivalisé avec son équipe locale, Inter Club Magland Désert-Blanc, elle a rejoint le circuit international de ski alpin compétitif en 2017 et qualifié pour les olympiques en Pyeongchang en 2018.

Maintenant, à 17 ans, la star montante balance ses entraînements avec ses études pour l’université. Entre les pistes de ski et les devoirs, j’ai parlé avec Mia sur sa passion pour le sport, ses espoirs pour le futur et comment elle se fraye un chemin des domaines inexploré — à la fois par intermittence les pistes. 


Omolara Uthman (OU): Qu’est-ce que tu préfères le plus au sujet du ski ?

Mialitiana Clerc (MC): Ce que j’aime au sujet du ski est le fait d’aller vite, de se sentir bien. Lorsque tu as bien préparé ton corps à toute la saison et à toutes les conditions auxquelles tu vas devoir faire face pendant les courses, tu sais que lorsque tu vas skier dans un tracé exigeant, avec une neige pas agréable à skier, avec une mauvaise météo ou autres, tu vas quand même bien skier et réussir à corriger chaques faute et petits détails qui feront.

OU: L’année dernière, vous avez participé dans le 2018 jeux olympiques — à quoi ressemblait cette expérience ? Qu’est-ce que cela signifiait pour vous de représenter Madagascar lors d’un grand événement sportif ?

MC: Participer aux Jeux olympiques d’Hiver fut une expérience incroyable. Je n’oublierai jamais ce voyage en Corée du Sud pour courir sur la piste avec les meilleurs skieurs au monde lors des Jeux olympiques. Tout était différent des courses que j’ai pu faire jusqu’à maintenant: découvrir l’ambiance, découvrir et rencontrer les athlètes de toutes les disciplines des sports d’hiver, découvrir le pays aussi. 

C’était un honneur pour moi d’être la première femme Malgache à intégrer la fédération malgache de ski et de représenter Madagascar lors des Jeux olympiques d’Hiver et d’être le porte-drapeau fut encore mieux ! C’était inattendu puisque je n’avais d’abord pas prévu de participer aux Jeux olympiques ! Mais j’espère inspirer les jeunes Malgaches qui souhaitent atteindre le haut niveau dans tous les sports. 

(Gracieuseté de Sean M. Haffey / Getty Images)

(Gracieuseté de Sean M. Haffey / Getty Images)

OU: A quoi penses-tu en plein milieu d’une course ? Comment faites-vous face à la pression de la compétition ?

MC: Il faut savoir se concentrer et être attentive à tout ce qui se passe lors d’une course mais il faut savoir aussi se détendre, penser à autre chose afin de ne pas se fatiguer et finir par faire n’importe quoi. Souvent il est bien de parler un peu avec les autres, d’écouter de la musique ou de faire autre chose que de penser qu’à la course pour ne pas se détruire mentalement même si être seule dans un coin et repenser à la piste est bien aussi.

OU: En quoi consiste votre entraînement ?

MC: En dehors des stages je passe avec Mont Blanc [une équipe de la Fédération de Ski Française qui prend les jeunes skieurs de l’Haute Savoie région ensemble] la plupart du temps à la salle de musculation près de chez moi, je travaille avec plusieurs types d’exercices comme: l’équilibre, la proprioception [la conscience de la position et mouvement du corps], la souplesse, développer les muscles et l’explosivité. Aussi, je fais de la marche avec ma famille, de la course à pied, du roller et plusieurs activités qui me permettent de ne jamais rester dans ma zone de confort et qui changent des activités habituelles.

Pendant les stages mes journées sont organisées et il y a donc une routine. Je levais tôt le matin, entraînement de 8h à 12h à peu près dans lequel je réalise entre 8 et 15 manches. Ensuite, je mange et je fais une sieste pendant pas plus d’une heure. Je fais une séance de sport : roller, séance d’appuis, sauts, sprints, course à pied, marche, etc. Aussi, je regarde mes vidéos de ski , je mange et je vais me coucher. Entre-temps si j’ai le temps de travailler je le fais et il y a certains jours où je suis plus fatigué donc il arrive que je ne fasse rien l’après-midi.

OU: Parlez-moi de l’équilibre entre votre carrière de ski et vos études ? Pourquoi est-il importante pour vous de poursuivre vos études ?

MC: Actuellement je passe mon baccalauréat en STMG [un groupe pour science et technologie offrant aux universités françaises] sur deux ans. J’ai passé une partie cette année et je passe l’autre l’année prochaine. Après ça je pense faire une année sabbatique pour me consacrer au ski et réfléchir sur les années prochaines. Je souhaite continuer mes études par correspondance à la maison pour ne pas gâcher mon rythme de ski mais à cause du métier que je souhaite faire à la fin de ma carrière de skieuse j’ai besoin de rejoindre une classe pour continuer. Je souhaite faire styliste, créer ma propre marque de vêtements.

OU: À part du ski, qu’aimez-vous faire pour vous amuser ? Quels sont vos hobbies ?

MC: Je suis en quelque sorte une artiste. Cet a dire que j’aime la musique, l’art, etc. Je joue beaucoup de musique et je chante en même temps. Je danse aussi — j’ai pris des cours étant enfant mais j’ai malheureusement tout arrêté pour le ski. J’aime le patin à glace, j’aime dessiner, peindre et bricoler. Je fais d’autres sports avec ma famille comme marcher en montagne, courir, faire du vélo et je vais à la salle de musculation. Il n’y a pas longtemps, je me suis aussi lancé dans la photographie et ça me plaît beaucoup. J’aimerais savoir cuisiner et avoir cette passion aussi pour la cuisine. Mais on ne peut pas tout avoir !

This piece is also available in English.


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About the author

Omolara Uthman is a Malala Fund editorial intern and student at Johns Hopkins University. In her free time, she enjoys reading, writing and food photography.